Le surf

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C’est en septembre 1956 que les premiers surfeurs goûtent aux vagues de la Côte basque et que Biarritz devient le berceau du surf eu Europe. Quelques faits marquants et anecdotes sur  les origines du surf en France.

Les premières glisses

Avant que la première planche de surf ne débarque sur les plages biarrotes, on connaissait déjà la glisse : le bodysurf (le nageur se laisse porter par la vague et glisse avec son corps en se dirigeant avec le bras) faisait des adeptes grâce à son côté ludique dès le 19ème siècle. Puis, on vit apparaitre le « planky », une petite planche (environ 90 cm x 40 cm) qui permet aux bodysurfeurs d’optimiser leur glisse sur la vague.

1956-1958 : le surf débarque sur la Côte basque

C’est à l’occasion du tournage du film « Le soleil se lève aussi », adaptation d’un roman d’Hemingway, que Dick Zanuck et Peter Viertel, deux Californiens, se retrouvent à Biarritz en septembre 1956. Dick étant surfeur, se fait envoyer une planche de surf, telle que ne l’ont jamais vu les français, mais est contraint de repartir avant qu’elle n’arrive. C’est donc Peter, qui n’a jamais pratiqué, qui fait la première tentative sur les vagues de la Côte des basques, accompagné de Georges Hennebutte (futur inventeur du leash) : le surf est né à Biarritz et fera vite des adeptes.

Reste encore à trouver ou fabriquer des planches, chose qui ne se fait pas encore à l’époque à Biarritz. Des répliques de l’unique planche ont été faites et une autre planche est ramenée de Californie, si bien qu’à la fin de l’été 1957, la Côte basque compte 4 surfeurs initiés : Peter ViertelGeorges HennebutteJacky Rott et Joël de Rosnay. D’autres planches sont envoyées de Californie et avec le nombre de planches, c’est la communauté de surfeur qui s’agrandit. Les jeunes peuvent récupérer les planches perdues ou cassées pour se lancer eux aussi. C’est comme ça que naissent les Tontons Surfeurs : André PlumcoqRobert BergerucPierre LaharragueJoseph et Jo Moraïz et Bruno ReinhardtRott et Barland, alors ingénieur en constructions mécaniques, s’associent pour fabriquer les premières planches de surf françaises en plastique.

1959-1960 : les débuts du surf

Le 16 septembre 1959, le premier surf club voit le jour en France : le Waïkiki Surf-Club, crée par les protagonistes du moment (Peter Viertel, Jacques Rott, Georges Hennebutte, Joël de Rosnay, Michel Barland et Carlos Dogny, président du Waïkiki surf-club de Lima au Pérou). Il élit domicile dans les établissements des Bains de la Côte des Basques. Alors que la pratique attire de plus en plus de curieux, Hennebutte met au point ce qu’on appelle à l’époque « la chevillère », rebaptisée ensuite « fil à la patte ». Mais seul son neveu l’utilise à ce moment-là. Pourtant, 10 ans plus tard, c’est un américain qui brevète l’invention et le rebaptise le célèbre « leash » que tout surfeur connait. En même temps, Barland et Rott continue à créer des planches pour essayer de les rendre les plus pratiques, maniables et performantes possible. On voit alors les premières planches en mousse polyuréthane.

A partir de ce moment-là, les premières compétitions ont lieu sur la Côte basque pour la qualité de ses vagues : compétitions internationales, championnats de France, championnats d’Europe…

Les années 60 et 70 : le surf se démocratise

Le surf se médiatise très vite. Dans des journaux et magazines spécialisés mais aussi plus grand public, et à la télé, on parle des vagues de la Côte basque, des évènements et compétitions qui s’y déroulent et des surfeurs français.

La fédération de Surf Riding est créée et chaque spot commence à avoir son propre club.

Bientôt c’est au tour des surfshops et des écoles de faire leur apparition.

Les années 80

Le surf devient une activité sportive et de loisirs, ouverte à tous. La compétition se développe encore, Biarritz et Anglet accueillent des épreuves mondiales. Le surf business décolle à l’instar des sports de glisse en France. La pratique est intégrée à la culture locale, à son identité et son économie. Le surf devient un état d’esprit.

Aujourd’hui

Les rouleaux basques accueillent des étapes du circuit pro, voient grandir les champions locaux et reçoivent les plus grandes stars mondiales du surf… et bientôt vous.

D’Anglet et ses 10 plages de sable fin aux vagues puissantes et rondes : La Barreles Cavaliers, les Sables d’orla Petite Chambre d’Amour(anciennement le VVF)…jusqu’à Hendaye.
Biarritzla Grande plage et la Côte des Basquesberceau du surf européenGuéthary et les plus grosses vagues de reefs (de rochers) du littoral : ParlementiaAvalanche et les Alcyons, à Bidart les plages d’Erretegia, de l’Uhabia, à Saint-Jean-de-LuzLafiténia et la vague de Sainte-Barbe et enfin la baie d’Hendaye, spots de replis les jours de grosse houle et idéale pour l’initiation.

Autant de vagues différentes, pour autant de surfeurs, débutants ou experts, et de pratiques… surf, longboard, bodyboard, stand up paddle…

 

sunrise

L’Ikurrina et la Langue Basque

Le Drapeau Basque ou Ikurriña ikua été conçu en 1894 par les frères Luis et Sabino Arana-Gori (les fondateurs du parti nationaliste basque). Créé pour représenter la Biscaye (province de Bilbao), région d’origine de ses créateurs, il a ensuite été adopté comme drapeau du gouvernement Basque (Euskadi) en 1936.
L’ikurriña est le drapeau officiel de la communauté autonome du Pays Basque depuis l’approbation du statut d’autonomie en 1979. Il est également utilisé sans aucun caractère officiel ou institutionnel mais seulement en tant que symbole du Pays Basque.

L’Ikurriña est constitué de trois parties : une croix blanche, une croix oblique verte et un fond rouge.

  • Le fond rouge représente le peuple Basque.
  • La croix verte de Saint André représente le chêne de Guernica, symbole des fors de Biscaye, c’est-à-dire de la liberté multiséculaire* des Basques.
  • La croix blanche qui surmonte les deux autres éléments représente le catholicisme et la présence de Dieu au dessus de tout le reste. Elle figure aussi sur le blason de Biscaye.

 

La langue basque, ou uskara langue non indo-européenne parlée au Pays-Basque. Tout en offrant une même structure particulière, la langue basque se subdivise en dialectes qui se superposent aux anciennes provinces. La langue basque est un symbole pour tous les Basques : la plus vieille langue d’Europe a été “unifiée” en 1964 par l’académie basque de la langue, à partir de toutes ses variantes régionales et baptisée Euskara batua. Le locuteur bascophone est dit euskaldun. La langue basque est un idiome isolé au milieu des langues romanes parlée par env. 500.000 personnes (euskaldunak – « ceux qui possèdent la langue basque ») partagés entre la France et l’Espagne. La structure du basque tranche nettement avec celle des langues indo-européennes (latines, celtiques ou germaniques). Les premières mentions écrites en basques sont des gloses du Xe siècle. Le premier texte littéraire en basque ne remonte pas plus loin qu’au XVIe siècle –Lingua Vasconum Primitae– du prêtre bas-navarrais Benat Dechepare. L’origine de la langue basque reste donc hypothétique. Langue pré-indo-européenne ou caucasienne, le basque aurait été la langue des Aquitains (César et Strabon la décrivent comme distinct du celtique gaulois). La langue gasconne se serait forgée sur un substrat basque. La langue basque connaît à notre époque un véritable renouveau des deux côtés de la frontière, grâce notamment aux Euskaldun berri(« néo-basques ») soucieux de promouvoir l’identité linguistique et culturelle du Pays-Basque.